La bougieLa nuit parfois ravive une plante singulière dont la lueur décompose les chambres meublées en massifs d'ombres.
Sa feuille d'or tient impassible au creux d'une colonnette d'albâtre par un pédoncule très noir.
Les papillons miteux l'assaillent de préférence à la lune trop haute, qui vaporise les bois. Mais brûlés aussitôt ou vannés dans la bagarre, tous frémissent aux bords d'une frénésie voisine de la stupeur.
Cependant la bougie, par le vacillement des clartés sur le livre au brusque dégagement des fumées originales encourage le lecteur, - puis s'incline sur son assiette et se noie dans son aliment. Francis Ponge
Première copie d'un élève de seconde
« Le Parti pris des choses » est un recueil de poèmes en prose écrit par Francis Ponge paru en 1942. Dans son ouvrage, Ponge décrit des « choses », des éléments du quotidien, délibérément choisis pour leur apparente banalité. L'objectif de ce recueil est de rendre compte des objets de la manière la plus précise possible en exprimant les qualités physiques et linguistiques du mot. Plus simplement il veut rendre compte de la beauté des objets du quotidien.
Le mot « bougie » n'est apparu dans la langue française qu'au XIVème siècle ; il est tiré de Bugaya, transcription en arabe du mot Kabyle Bgayet, nom d'une ville maritime d'Algérie en Kabylie (actuellement Béjaia) qui fournissait une grande quantité de cire pour la fabrication des chandelles. La bougie est un objet servant en général à éclairer, composé d'un corps gras et d'une mèche enflammée. Elle a été inventée au milieu du Moyen Âge. Son « ancêtre » est la chandelle qui remonte au moins au début du troisième millénaire avant notre ère.
Dans la première phrase, le poète Francis Ponge multiplie les effets de style : « La nuit parfois ravive une plante singulière dont la lueur décompose les chambres meublées en massifs d'ombres ». Le premier mot « nuit », nous laisse présager une suite plutôt lugubre, un style mélancolique. Ce mot en position de sujet paraît à la fois commun et vague. Après cela, le groupe nominal « plante singulière » (objet du verbe « raviver ») fait allusion à la bougie, assimilée ici à un végétal. Ensuite « la chambres meublée en massifs d'ombres » est une métaphore faisant référence aux ombres de tous les objets qu'ils soient meubles, objets de décoration ou bien babioles en tous genres, tout ceci projeté par la simple lueur d'une bougie.
La phrase suivante « Sa feuille d'or tient impassible au creux d'une colonnette d'albâtre par un pédoncule très noir » contient aussi bien des métaphores. Par exemple « la feuille d'or » semblable à une flamme... La « colonnette d'albâtre » pourrait très bien représenter le corps droit et lisse de la statue. Et bien sûr , le «pédoncule très noir» représente les deux fils de coton ou de chanvre torsadés pour former une mèche très inflammable. Ponge continue de nous éblouir avec cette phrase « Les papillons miteux l'assaillent de préférence à la lune trop haute, qui vaporise les bois » : ces insectes futiles sont attirés par la clarté de la flamme. Une lueur distincte dans cette nuit de lune, oui la lune, inaccessible pour ces vulgaires éphémères dépourvus de bon sens. Ces insectes ridicules cherchent le moindre signe de luminosité et se battent, attirés irrésistiblement et forcés à se brûler les ailes sous l'effet de l'intense chaleur (« Mais brûlés aussitôt ou vannés dans la bagarre, tous frémissent aux bords d'une frénésie voisine de la stupeur »). Les papillons semblent vouloir combattre cette flamme : l'auteur a recours à l'adjectif « frénésie » (du latin phrenesis, ancien terme de médecine, s'appliquant à un état de délire, de fureur, causé par de graves maladies situées dans la région du cerveau). L'adjectif «stupeur » signifie quant à lui que les sentiments de folie sont partagés avec des sentiments proches de l'étonnement. L'auteur nous submerge d'émotion une dernière fois avec cette magnifique phrase : « Cependant la bougie, par le vacillement des clartés sur le livre au brusque dégagement des fumées originales encourage le lecteur, - puis s'incline sur son assiette et se noie dans son aliment ». Le nom « bougie » est écrit sans majuscule ; cela signifie sûrement que Ponge s'exprime de façon indéfinie. « Le vacillement des clartés » correspond à une légère défaillance de la bougie : en effet, il arrive que la flamme s'éteigne inopinément. « La bougie s'inclinant dans son assiette et se noie dans son aliment » signifie la mort de la flamme. La lente agonie s'achevant enfin et ne laissant place qu'à une flaque de cire fondue stagnant au fond de la soucoupe ou auparavant se tenait, bien droite, la fière bougie resplendissante.
Maintenant, nous allons tenter de déceler la signification de ce poème. Dans ces phrases, Francis Ponge veut nous exprimer une forme d'espoir. En effet, la nuit est depuis toujours dans la culture de notre monde un mot synonyme de terreur. L'idée de danger vient du fait que l'obscurité peut cacher des dangers réels ou alimenter la frayeur et le fantasme. Les contes et légendes, les mythes puis le roman et le cinéma évoquent souvent la nuit pleine de mystères ou chargée d'angoisse. La nuit est un cadre apprécié pour les histoires évoquant les pouvoirs maléfiques, une certaine magie, des créatures fantastiques ... Beaucoup de psychologues et psychanalystes ont à traiter des angoisses, cauchemars ou phobies nocturnes généralement liés à des traumatismes remontant jusqu'à l'enfance. Ponge décrit la bougie comme une lueur d'espoir, rassurante, comme un feu au loin, chaleureux, qui produit au lecteur une sensation de sérénité ou d'apaisement. Dans certaines cultures d'Amérique centrale, des tribus s'efforçaient de toujours garder un feu allumé au centre du village pour que leurs divinités continuent à les protéger. Pour la plupart de gens, le mot feu ou foyer est synonyme de sécurité. Mais cet espoir n'est que de courte durée car dans la suite de la phrase, Ponge fait allusion aux ombres dans la chambre, produites par l'interposition des meubles de la pièce entre la source de lumière et la surface sur laquelle se réfléchit cette même lumière. « Les ombres » chez les enfants ou les nourrissons sont souvent sources de peur panique. En effet la plupart des parents, lorsqu'ils sortent de la chambre de leurs enfants, après avoir fait le légendaire « bisou du soir » se retrouvent confrontés à des angoisses de la part de leur progéniture. Les ombres sont des apparitions terrifiantes chez l'enfant et parfois chez l'adulte. Ponge a recours à un oxymore intercalé. Effectivement les propositions « la nuit », et « les ombres » sont en opposition avec le terme «bougie». La phrase suivante produit chez le lecteur un sentiment de prestance, de fierté. En effet, la bougie est ici présentée sous la forme métaphorique d'une « colonnette d'albâtre » sur montée d'une flamme (la « feuille d'or impassible » maintenue par sa mèche, son « pédoncule très noir »). Les colonnes d'albâtre sont d'anciennes constructions grecques servant à soutenir les plafonds d'énormes édifices, souvent religieux. L'albâtre, mot issu du latin alba (blanc), est un matériau utilisé en sculpture. Il existe deux formes d'albâtre bien distinctes, correspondant à deux espèces minérales différentes : l'albâtre calcaire et l'albâtre gypseux, respectivement composés de calcite et de gypse. Leur particularité est de prendre une belle forme polie très facilement et l'on peut trouver ici un point commun avec l'aspect lisse d'une bougie. De même la feuille d'or est assimilée à la flamme par sa couleur orangée. Sa forme rappelle le feuillage du hêtre, de l'aulne ou du charme. La mèche, quant à elle, est comparée à un pédoncule : en botanique, on appelle pédoncule la pièce florale en forme de tige, parfois appelée queue, qui porte les fleurs, puis disparaît après la fécondation. Une fleur sans pédoncule, ou à pédoncule très court, est dite sessile. L'on peut noter une flagrante ressemblance avec la mèche d'une bougie. Toutes ces métaphores sont utilisées, pour sublimer les mots correspondants, couramment employés dans la langue française. On peut en déduire que l'auteur tente de séduire le lecteur avec ces images. Par la suite, Francis Ponge ne cesse de nous étonner avec ici une phrase qui dégage un sentiment de confusion ou d'incompréhension. En effet, ces pauvres petits insectes, qui n'obéissent qu'à l'instinct offert par notre mère nature, sont obsédés par cette lueur. De récentes études démontrent que la nuit, les insectes volants se repèrent par rapport à l'astre lunaire. Ils volent en gardant la Lune sur le côté, et se déplacent ainsi en ligne droite. Quand ils croisent une source de lumière artificielle, ils se comportent comme s'il s'agissait de la Lune. Désorientés, ils finissent par voler en rond autour d'elle jusqu'à épuisement. L'éclairage artificiel est une des principales causes de mortalité des insectes nocturnes. Ces vulgaires éphémères pas assez puissants pour voler jusqu'à leur but ultime (« La lune ») sont donc irrésistiblement contraints à devoir se laisser griller comme de pauvres écervelés... Il règne donc un climat de doute sur le rôle de cette combinaison de mots, après lecture de cette phrase. Ce poème s'achève sur une phrase qui, là encore, regorge d'émotions. Et oui, tout comme ces pauvres insectes, la lueur de la bougie n'est que temporaire, parfois il arrive que la frêle bougie défaille et ne s'éteigne. Francis Ponge veut nous faire comprendre que c'est à ce moment là que le lecteur la rallume et reprend courage pour continuer sa lecture. Dans ces deux lignes, Ponge aborde en douceur la fin ce son œuvre. Effectivement, en prêtant attention, un message subliminal est glissé dans ces lignes. L'auteur incite discrètement le lecteur à fermer les yeux pour tendre les bras au pays de Morphée. Car dans les anciens temps, il était coutume qu'après que l'on ait soufflé la bougie sur la table de nuit, le sommeil nous gagne. Donc, après le « vacillement des clartés » qui correspond au dernier souffle de la flamme, et « les fumées originales », qui correspondant au brusque dégagement de fumées émis après que la bougie ait rendu son âme. En bref, Ponge termine son poème sur une note plutôt simpliste qui suggère un léger sentiment d'indifférence.
Pour conclure, je dirais que Francis Ponge remplit ici, parfaitement sa tâche : il a su mêler de multiples effets de style qui procurent au lecteur une panoplie de sentiments tous distincts les uns des autres. Un flot d'émotions nous submerge sans laisser aucun vide, aucune chute des sentiments. Le poème en prose est une forme brève, certes, mais qui nous réserve un trésor splendide. Copie de C.H.
Seconde copie (extraits)
La bougie est assimilée à une plante verte. Cette source de lumière permet à peine de distinguer les taches sombres (« meublées de massifs d'ombres »), confondues dans la nuit ; après réflexion, un massif d'ombre peut faire référence à la présence de meubles dans l'obscurité de la pièce. La flamme de la bougie, sa « feuille d'or », cette minuscule plaque d'or qui donne de la luminosité, de la clarté et donc de la vie à la pièce, est réconfortante. C'est toujours plus agréable d'être éclairé par une bougie que par une vieille ampoule qui vous éblouit dès que vous croisez sa trajectoire. La feuille «...tient impassible au creux d'une colonnette d'albâtre par un pédoncule très noir » : pour comprendre ce que l'auteur veut dire, il suffit de fermer les yeux ; on s'imagine cette colonnette blanche, la blancheur de la cire qui s'écoule peu à peu sous le feu de cette feuillette dorée. Un pédoncule très noir, un brin rongé par la combustion, donne à la mèche un aspect brûlé. La flamme est attaquée par des insectes nocturnes (« Les papillons miteux l'assaillent ... » : elle résiste, se défend bien et elle encourage en même temps le lecteur à terminer son livre avant de s'éteindre et mourir. Les papillons sont pouilleux, leur apparence est négligée, ils se battent contre la seule chose qu'ils ne pourront pas vaincre, le feu. Une bougie en général est utilisée pour s'éclairer (surtout au Moyen-Âge), mais les risques d'incendie étaient élevés ; donc de nos jours, la bougie n'est plus un moyen d'éclairage ; elle sert à donner une ambiance feutrée, à passer d'un repas banal à un dîner romantique, elle rassure. Elle condamne à la mort ces pauvres moustiques et autres insectes qui ne veulent pas s'attaquer à la «lune trop haute qui vaporise les bois ». L'auteur jouerait-il avec la bougie un double jeu ? Une bougie apaisante pour le lecteur, qui le fait vivre, le plonge dans son livre pour lui permettre de croire à ce qu'il vit, mais qui en même temps brutalise des pauvres « papillons miteux ». Si comme chez Platon, la flamme de la bougie est la représentation de l'âme, n'a-t-elle pas elle aussi, un côté obscur ? Cette petite flamme encourage le lecteur à lire son livre... Pourquoi ? Certainement parce qu'elle n'est pas éternelle, que, comme tout être vivant, comme l'homme, elle meurt.
Ce qui démontre que Ponge est un homme de pensée, dont la poésie intellectualisée nous invite à une lecture du monde.
L'auteur, Ponge insiste sur la raideur et la grandeur de cette bougie : le lecteur pense à une plante qui serait dressée sur sa tige, une « plante singulière » comparée à une colonnette d'albâtre de couleur blanche (I'albâtre est une pierre souvent utilisée pour faire des statuettes ou encore des vases à parfum). Le pédoncule soutient une feuille d'or, comme en haut d'un trône, délicatement posée : cette forme ovale à bout pointu fait référence à la flamme.
Ponge joue avec les couleurs, le blanc pour la tige, l'or pour la feuille et le noir pour le pédoncule. Le noir, l'obscurité... La flamme ne peut pas vaincre le temps, la bougie finit toujours par donner son dernier souffle et sombrer. Mais jusqu'à ce qu'elle meurt, elle peut combattre l'obscurité, c'est son but ; elle nous offre ici sa lumière en essayant de nous éclairer le plus longtemps possible sans se noyer dans sa colonnette. Elle garde la tête hors de l'eau. Par la chaleur, elle revient à l'état liquide : elle fond lentement jusqu'à ce que le feu la réduise à une nappe de cire. Le feu lui-même ne peut continuer à scintiller. La bataille incessante entre le feu et l'eau ... La colonnette perd de sa hauteur, la cire forme à ses pieds une petite flaque et la lumière s'éteint doucement...
Le principal thème dans cette poésie est la bataille entre la lumière et la nuit... L'obscurité fait penser au conflit entre la vie et la mort. Une bougie au milieu d'une pièce, elle vit, elle permet de faire un contraste entre la lumière et l'ombre, mais elle s'éteindra comme tout le monde. L'auteur le fait sentir, la bougie est forte, rigide sur sa colonnette d'albâtre, puis elle est menacée, elle s'incline, elle est soumise au temps. Ponge décrit-il l'agonie ? La fin est proche, elle se défend bien cette bougie, même très bien ... Et puis, elle vacille, est-ce le dernier effort avant la mort ? Elle ne peut pas résister au temps, elle s'incline, elle se tasse, elle fond, en fait un peu comme l'être humain : lui il naît, il vieillit... La bougie semble envoyer un signal au lecteur (« Au brusque dégagement des fumées originales encourage le lecteur ») afin que ce dernier ne soit pas surpris, qu'il termine sa lecture avant que l'obscurité prenne le dessus.
Francis Ponge fait de la bougie un symbole : cet objet symbolise l'opposition entre la lumière et les ténèbres. La flamme de la bougie est la représentation du vivant. Tant que la lumière est là, la vie y est aussi...
Copie de S.D.
Troisième copie
La scène décrite se déroule dans une obscurité ressentie par le lecteur. Le texte débute d'ailleurs par le groupe nominal « la nuit ». L'expression « plante singulière » laisse entendre qu'il s'agit de quelque chose d'unique, de peu banal. Cette « plante » est en fait une métaphore imagée pour désigner la bougie.
La phrase suivante décrit les jeux d'ombres et de lumières dus à la lueur de la flamme. La bougie procure un éclairage limité dans la pièce qui laisse l'impression de masses sombres : « La lueur décompose les chambres meublées en massifs d'ombres ». Ce passage peut faire penser à l'aspect des ombres chinoises peut-être. La « feuille d'or » est une figure métaphorique désignant la flamme de la bougie (du fait des formes similaires). Il s'agit d'une métaphore foliaire... De plus, la couleur dorée de la feuille représente la couleur jaune vif du feu, en l'occurrence, de la flammèche, ici. Immobile, la flammèche paraît bien calme (« Sa feuille d'or tient impassible »), imperturbable et paisible « au creux de la colonnette d'albâtre ». On pourrait supposer que cette colonne d'onyx sert de socle, de bougeoir au bâtonnet de cire. Mais en réalité, la baguette de feu est assimilée par une métaphore à cette colonnette de calcaire blanc. Quand au « pédoncule très noir » il s'agit là, bien évidemment, de la mèche cirée noircie de suie par la flamme. On constate un quasi-oxymore entre les deux termes suivants : « une colonnette d'albâtre » (donc de calcaire blanc) et « un pédoncule très noir ». Les mots « feuille » et « pédoncule » se rapportent au début du texte, au syntagme nominal « une planté singulière ». Ces trois termes se réfèrent au champ lexical de la plante, à la nature végétale. « Les papillons miteux » sont des moustiques, des lépidoptères nocturnes, mites ou autres insectes volants, attirés par la luminescence de la bougie. Ils volent tout autour de la colonne de cire, ils l' « assaillent ». Une attaque désordonnée, une pagaille sans nom ordonnée par ces insectes. Ceux-ci trouvent « la lune trop haute » dans ce ciel étoilé. L'astre est en réalité la seconde source lumineuse du texte de Francis Ponge, après la bougie de cire. La lune « vaporise les bois » : sa lumière douce et diffuse laisse se dessiner le contour de l'orée de la forêt. L'illumination tamisée de l'espace champêtre contraste fortement avec la nuit sombre, décrite précédemment. Ceci dit, les « papillons miteux » ne volent pas bien longtemps... Brûlés à cause de la chaleur ardente de la flamme ou encore éreintés par les brefs vols d'une vélocité sans égale, ils tombent, chutent un à un au pied de la bougie allumée (« aux bords d'une frénésie voisine de la stupeur »). Morts. En décryptant minutieusement la première ligne du dernier paragraphe, on découvre quatre cellules rythmiques hexasyllabiques. Une fois la phrase décomposée, on obtient ceci : « Ce-pen-dant la bou-gie// Par le va-ci-lle-ment// Des clar-tés sur le livre// Au bru-sque dé-ga-gement ». De plus, la ligne suivante est semblable. Un tiret divise en deux parties la phrase, comme s'il s'agissait d'une césure. Du coté gauche de cette séparation, on se retrouve avec deux groupes heptasyllabiques « Des fu-mées o-ri-gi-na-les // En-cou-ra-ge le lec-teur ». Puis après le tiret, deux cellules rythmiques octosyllabiques : « Puis s'in-clin-e sur son as-siette// Et se noie dans son a-li-ment ». On remarque une structure allitérative d'envergure qui affecte les deux derniers groupes rythmiques : « Puis s'incline sur son assiette et se noie dans son aliment ». La consonne sifflante sourde /s/ est répétée six fois de suite. Ce qui renforce l'idée que cette bougie, en fondant, s'affaisse sur son socle pour finir par se noyer dans son propre élément, la cire. De cette bougie, une fois consumée, ne reste qu'une flaque de cire encore tiède [...].
Copie de T.V.










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